Le podium du concours d'écriture organisé par le lycée Victor Hugo

Pendant la période de confinement l'équipe de lettres du lycée Victor Hugo a organisé un concours d'écriture sur le thème :

« N’importe où ! n’importe où ! Pourvu que ce soit hors de ce monde !"

Pendant la période de confinement l'équipe de lettres du lycée Victor Hugo a organisé un concours d'écriture sur le thème : N’importe où ! n’importe où ! Pourvu que ce soit hors de ce monde !

Avant de nous attarder sur les trois gagnants de ce concours, le jury tient à féliciter tous les participants et à les remercier pour le plaisir de lecture qu’ils nous ont offert. Vos textes sont beaux, pleins de sensibilité, d’émotion, ils nous ont saisis dès les premières lignes et donné envie d’aller plus loin, en dépit de la noirceur très affirmée de certains. Vous avez souvent créé des univers très sombres, pesants, voire inquiétants. La période de confinement, peut-être, se prêtait peu à l’optimisme ?

Nous avons apprécié, cependant, que beaucoup soient forts, ouverts sur la vie et l’espérance, portés par une combativité pleine d’énergie, qu’ils soient porteurs également de préoccupations écologiques et d’une vraie maturité.

Nous avons admiré aussi vos qualités d’écriture : en prose comme en vers, vous avez su construire des univers singuliers, évoquer la tristesse comme vous enfuir dans de superbes échappées imaginaires, tenir le suspense et créer des personnages attachants, et surtout faire preuve de style.

Voici le podium

Chacun des trois lauréats recevra un prix de la part de MDL avant la fin du mois

C’est la nouvelle sans titre d’Eléa Weber qui a été la plus largement remarquée et qui se voit décerner le Premier Prix. Le récit est très bien écrit, bien rythmé, l’écriture est fluide et efficace, et nous avons aimé tout particulièrement sa façon de gérer le suspense jusqu’à la fin, de poser un constat déprimant et puis de finir sur une note positive…

Ensuite viennent deux textes très différents qui ont remporté le même nombre de votes, ils sont donc deuxièmes ex aequo :

  • « Le Dernier Crépuscule », de Clément Jeanjean : on est happé dans ce récit de science-fiction bien pensé faisant écho à la situation que nous avons vécue, emmené au cours de ce voyage imminent, dans cette atmosphère pesante à partager les fragilités de l’être humain, saisi par la chute, terrible, grinçante, noire et tellement réaliste.
  • le poème de Lùna Jeanjean, bref et percutant, d’une belle simplicité, d’une grande force aussi, qui nous renvoie à notre responsabilité face à cette humanité en évolution mais pose une lueur d'espoir.

Une mention spéciale, tout de même, pour trois textes qui ne sont pas loin des gagnants :

  • « Entre deux », d’Aure Hirigoyen, qui nous a beaucoup plu pour la concision de son style, la finesse de la traduction des sentiments. Le sujet n’est pas facile à traiter, mais le récit, abrupt, rapide, se relit de façon plus apaisée.
  • le poème en prose de Gaspard Olive, un instant de grâce, une écriture fluide et élégante qui nous ramène à une sorte d’âge d’or, dans une nature qui ne serait plus abîmée par l’homme.
  • « K’s journal », de Dalia Benyahia, pour la forme choisie, la spontanéité du style, la bascule de l’insouciance à l’angoisse, son sens de la chute.

Vous pouvez lire ces trois textes, et tous les autres, dans ce recueil mis en ligne

Il y a de très belles choses : bonne lecture !

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