L'organisation des Epreuves Communes de Contrôle Continu (E3C)

Organisation des Epreuves Communes de Contrôle Continu (E3C)

L’introduction d’une part de contrôle continu (40 % de la note finale) dans le nouveau baccalauréat vise à mieux valoriser la régularité du travail et les progrès des élèves. Parce que le baccalauréat ne se joue plus sur une semaine d’examen, il est plus juste et permet aux élèves de se projeter avec plus de confiance vers les études supérieures. 

Le contrôle continu combine deux modalités d’évaluation : les notes des livrets scolaires, à hauteur de 10% de la note finale, et les épreuves communes de contrôle continu, à hauteur de 30%.

Les épreuves communes de contrôle continu (E3C) permettent :

  • de préserver le caractère national de l’examen (anonymat des copies, sujets issus d’une banque nationale de sujets, correcteurs n’ayant pas les candidats comme élèves, commission académique d’harmonisation
  • de faire des épreuves des leviers de progrès pour les élèves (des copies corrigées accessibles par l’élève & des sujets qui s’inscrivent dans la progression pédagogique commune des enseignements dispensés aux élèves.
  • cumuler régulièrement les acquis pour l’obtention du baccalauréat.

Le calendrier

Trois séries d’épreuves communes de contrôle continu :

En première : 

  • Une première série d’E3C au deuxième trimestre.

Les disciplines concernées sont : l’histoire-géographie, les langues vivantes A et B, ainsi que, pour la voie technologique, les mathématiques 

  • Une deuxième série d’E3C au troisième trimestre.

Les mêmes disciplines sont concernées, auxquelles s’ajoutent le troisième enseignement de spécialité non retenu par les élèves pour la classe de terminale et l’enseignement scientifique de la voie générale

En terminale :

  • La troisième série d’E3C au troisième trimestre (entre mai et juin).

Les disciplines concernées seront : l’histoire-géographie, les langues vivantes A et B, l’enseignement scientifique dans la voie générale ainsi que, pour la voie technologique, les mathématiques.

 

Les sujets

Qui compose les sujets ?

Les sujets des épreuves communes de contrôle continu sont tous réalisés par des groupes disciplinaires composés par des inspecteurs pédagogiques régionaux et des professeurs sous la conduite de l’inspection générale. Ces groupes veillent à concevoir plusieurs sujets de niveau équivalent sur différentes parties des programmes, ce qui permet l’égalité de traitement des candidats. 

Une fois validés, les sujets sont mis à la disposition des chefs d’établissements et des équipes pédagogiques via une banque nationale. Dès qu’un sujet aura été utilisé à un nombre important de reprises, il sera supprimé de la banque.

Qui choisit les sujets ?

Le choix des sujets est effectué par le chef d’établissement sur proposition de l’équipe pédagogique, à partir d’une progression commune dans le parcours du programme de l’enseignement. Les sujets proposés doivent pouvoir être traités dans leur intégralité.

Le choix des sujets répond à plusieurs principes :

  • il s’agit de sujets nationaux, que ni le chef d’établissement, ni l’équipe pédagogique, ne peuvent modifier ;
  • les élèves qui composent ont tous abordé les notions que traite le sujet ; le choix du sujet se fait dans le cadre d’une progression pédagogique harmonisée, décidée collectivement par l’équipe pédagogique.

Les sujets sont-ils les mêmes pour toutes les classes d’un lycée ?

Au lycée Victor Hugo, selon l’organisation décidée par le chef d’établissement,  l’ensemble des classes d’une même voie (générale ou technologique) composera sur un même sujet, à la même date et à la même heure conformément aux préconisations du ministère. 

Le format des sujets sera-t-il adapté aux élèves en situation de handicap ?

Oui. Afin de permettre l’inclusion des élèves en situation de handicap, les sujets seront téléchargeables en deux formats : format « classique » PDF noir et blanc, imprimable par l’établissement ;  format HTML, intégrable aux outils numériques utilisés dans le cadre de la scolarité par certains élèves en situation de handicap. L’établissement peut également adapter le sujet (agrandi/braille par exemple) selon les besoins de l’élève, comme il le fait habituellement pour les contrôles et devoirs sur table.

Les modalités selon lesquelles un candidat bénéficie d’aménagements des conditions d’épreuves seront précisées par une note de service.

 

L’organisation et la passation des épreuves

Les épreuves se déroulent durant le cours normal de la scolarité et sont organisées dans le lycée, bien qu’il reste possible, si besoin, de mutualiser l’organisation de certaines épreuves avec un autre lycée (épreuve de remplacement pour les absents notamment)  

  • Les épreuves se déroulent sur une durée de deux heures par épreuve, sauf pour les langues vivantes A et B.
  • Tout élève dont l’absence est justifiée par un cas de force majeure dûment constaté sera  reconvoqué dès que possible pour une épreuve de remplacement.
  • les élèves bénéficiant d’aménagements particuliers passeront ces épreuves dans les conditions prévues dans le cadre de leur scolarité. Dans le cas d’une majoration du temps de composition, le candidat compose sur le même sujet que les autres candidats, qu’il traite dans son intégralité ;


La correction des copies et l’harmonisation des notes

À l’issue des épreuves, les copies sont numérisées, via l’application Santorin, permettant ainsi l’archivage et la répartition en lots vers les correcteurs désignés.

Comment sont corrigées les copies ?

  • Les copies sont anonymisées. Elles sont distribuées aux correcteurs de telle sorte qu’aucune copie ne soit corrigée par le professeur de l’élève concerné. Elles peuvent être attribuées à d’autres professeurs que ceux de l’établissement, notamment lorsqu’un établissement compte un nombre insuffisant de correcteurs dans une discipline. 
  • Elles sont directement corrigées en ligne par les correcteurs. Les notes doivent être attribuées avant la commission académique d’harmonisation.

Comment est assurée l’harmonisation des notes ?

L’harmonisation des notes est un élément important afin de préserver le respect du principe d’égalité entre les candidats. Elle est fondée sur le sujet et le barème de correction qui lui est attribué, et vise à corriger un éventuel effet « correcteur » ou « établissement ».

C’est pourquoi des commissions d’harmonisation seront réunies, dans chaque académie, à l’issue de chaque période de contrôle continu.

En pratique, ces commissions : 

  • sont composées d’IA-IPR et de professeurs représentants tous les enseignements concernés, nommés chaque année par arrêté rectoral ;  
  • s’assurent de la cohérence et de l’équité des notations entre sujets ou établissements ;
  • Dans les cas de discordances manifestes, la commission peut, et elle seule,  modifier la notation d’un ensemble de copies.

L'accès aux notes et aux copies

Les notes et les copies corrigées  seront disponibles pour les candidats dans le lycée après chaque harmonisation. Les copies papier sont archivées jusqu’à la fin de la session.

Aucune contestation ou recours n’est recevable par le chef d’établissement (sauf erreur matérielle) compte tenu du fait que :

  • les copies ont été corrigées sous couvert de l’anonymat ;
  • les sujets sont issus d’une banque nationale (qui garantit une même qualité de sujets pour tous) ;
  • les notes ont été harmonisées par une commission académique ;
  • les notes ne seront définitives qu’une fois présentées devant le jury du baccalauréat, qui se réunit après l’ensemble des épreuves, début juillet en fin de terminale.

Comme actuellement, les seuls recours (pour vice de forme notamment) restent juridiquement possibles auprès du recteur compétent

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